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Le soutien à domicile, un pansement pour les régions éloignées?

Deux mains unies.
La Coalition pour la dignité des aînés et le Centre d’aide aux proches aidants des Basques accueillent favorablement la nouvelle politique, mais ils estiment que Québec devrait en faire plus.
Photo : iStock

En région éloignée, la Politique nationale sur le soutien à domicile (PSAD) pourrait permettre d’améliorer l’accès aux soins et la coordination des efforts, selon la Coalition pour la dignité des aînés. Toutefois, des organismes croient qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire.

Au Bas-Saint-Laurent, le directeur du Centre d’aide aux proches aidants des Basques (CAPAB), Guillaume Côté-Philibert, se dit partagé devant l’annonce de Québec d’une bonification de 107 millions de dollars aux services de soutien à domicile.

Sonia Bélanger.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a fait l’annonce jeudi dernier de la Politique nationale de soutien à domicile. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le gouvernement prévoit notamment élargir le rôle des CLSC (Centre local de services communautaire) et augmenter l'allocation d'autonomie à domicile aux proches aidants.

C’est un bon pas pour partir. On espère que d’année en année, ils vont augmenter [l’enveloppe], affirme la co-porte-parole de la Coalition pour la dignité des aînés Mireille Beaulac au micro de l’émission Côte à Côte vendredi.

Déléguer une partie des soins aux proches aidants

En entrevue à L’après-midi est à nous, Guillaume Côté-Philibert rappelle que l'aide financière accordée aux proches aidants est restreinte à une prestation de services bien précise et varie en fonction de l'évaluation de la personne aidée.

C’est un terrain glissant de dire que maintenant, au Québec, les proches aidants vont être rémunérés.

Une citation deGuillaume Côté-Philibert, directeur du Centre d’aide aux proches aidants des Basques

Mireille Beaulac explique que chaque cas sera étudié par un CLSC, qui déterminera ensuite le nombre d’heures accordées aux personnes proches aidantes.

Elle indique que cette nouvelle politique pourrait être particulièrement bénéfique dans les régions éloignées, comme la Côte-Nord, où le recrutement de nouveaux professionnels de la santé peut être plus difficile.

Ça pourrait être fait par quelqu’un de la famille, précise-t-elle. [Par le passé], les gens de la famille n'étaient pas rémunérés.

Coordonner les soins en région

Les CLSC pourront donc mener les évaluations sur place et recommander les services d’organismes locaux en mesure d’y répondre, ce qui pourrait améliorer l’accès dans l’Est-du-Québec, selon la co-porte-parole de la Coalition pour la dignité des aînés.

Au lieu d’être obligés de se rendre plus loin, quand il y a un CLSC, les gens pourront y aller, fait-elle remarquer. On le sait, les moyens de transport, pour les aînés, c’est difficile.

Elle mentionne que l’aide financière aux proches aidants pourra aussi être accordée aux organismes. Cela pourrait permettre de bonifier leur offre de services sur le territoire.

Le CLSC, c’est une approche près des citoyens [et des] citoyennes, ajoute Guillaume Côté-Philibert.

D’après des entrevues de Catherine Paquette et Fabienne Tercaefs


[ Source ]

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