
Les jeunes sont de plus en plus nombreux à jouer le rôle d'une personne proche aidante.
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À l'aube de la rentrée, l’Association des proches aidants Arthabaska–Érable (APAAÉ) annonce la création du Guide d’accompagnement des jeunes proches aidants·es.
Le nouveau guide accessible en ligne se veut un outil destiné au personnel des écoles secondaires et conçu pour aider à observer, reconnaître et accompagner les élèves qui assument un rôle de proche aidance.
Selon l’APAAÉ, environ 13 % des élèves du secondaire sont des proches aidants qui soutiennent un membre de leur entourage malade, vieillissant ou en situation de handicap.
Cet outil répond ainsi à un besoin criant, le corps professoral peinant fréquemment à identifier ces élèves qui demeurent largement dans l'ombre.
La proche aidance, c’est déjà difficile pour les adultes, alors imaginez pour un jeune.
L'agent de communication ajoute également que l'éventail des tâches assumées par les jeunes proches aidants est particulièrement large.
Parfois, c’est du soutien affectif ou psychologique, notamment quand le parent a des problèmes de santé mentale, par exemple. Ça peut être de l’aide dans la préparation des repas, dans l’aide aux devoirs d’un frère ou d’une sœur.

Le rôle des proches aidants prend des formes très variées.
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On y offre des recommandations et des repères permettant d’observer les signes de la proche aidance chez les jeunes en milieu scolaire. On veut, avec ce guide, pouvoir discuter avec les élèves touchés, mais surtout trouver des mesures aménagées et adaptées à leur réalité.
Notre souhait le plus cher, c’est de faire en sorte que le parcours scolaire soit le plus bénéfique possible.
Une des raisons premières de notre guide, c’est que cette situation de proche aidance chez les jeunes se confond également avec plusieurs problèmes que peuvent vivre les élèves. On parle de fatigue, de manque de motivation, de diminution au niveau du rendement scolaire, d’absentéisme... Donc, ça peut avoir un impact
, raconte François Melançon.
Il nuance toutefois en rappelant que ce rôle comporte également des aspects positifs : Il y a des compétences qui se développent : un sens des responsabilités, de l'empathie... Des éléments auxquels ne sont pas nécessairement confrontés des jeunes de cet âge-là.
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